Entretien

Cesar : «Ghezzal est un très bon joueur qui manie bien le ballon»

PUBLIE LE : 16-04-2009 | 00:00 | PAR Ahmed Lakrout

«Meghni n’a laissé que de bons souvenirs à Bologne, grâce à sa bonne éducation»

D.R

«Zidane est une école de football, une institution même !»

  • Quelle est l’ambiance au sein du club ?
    On ne peut pas dire qu’elle est bonne actuellement. Surtout après la série de mauvais résultats qu’on a enregistrés. Le staff technique, les dirigeants, les joueurs, les supporteurs, personne ne se sent à l’aise avec cette situation. On ne peut pas se réjouir de nos défaites. Mais le point positif à relever dans tout cela, est le sentiment d’espoir qui anime l’ensemble des parties du club. On est tous mobilisés pour empêcher le club de retourner en Série B.
  • Mais est-ce que l’espoir à lui seul peut suffire pour sauver le club de la relégation ?
    Bien sûr que non. Dans n’importe quel domaine, il ne suffit pas d’espérer pour se sauver. Il faut impérativement se bouger pour arriver à notre objectif. Nous devons œuvrer tous dans ce sens. Personne n’a envie de subir la désillusion en fin de saison. Surtout que cette année est l’anniversaire du centenaire du club. On espère donc tous le fêter dans la joie.
  • Ce sera un peu plus décevant pour votre part, vous qui aviez gagné le Scudetto la saison dernière avec l’Inter de Milan et qui vous retrouvez cette année à jouer le maintien. C’est un peu dur à vivre tout ça, non ?
    Je suis un professionnel, mes performances sont évaluées selon mon rendement personnel, mais aussi d’après les résultats du groupe. Le fait de gagner le titre ne signifie pas que les autres équipes sont faibles. En revanche, le fait de contribuer au maintien de mon club actuel sera pour moi une énorme fierté. Ce sera vraiment merveilleux de sauver Bologne.
  • Qu’est-ce que ça vous fait de voir l’Inter se diriger vers le titre ?
    Les résultats de l’Inter ne me regardent plus désormais. Je me concentre exclusivement sur les matchs de Bologne. C’est tout ce qui m’intéresse aujourd’hui. Il faut savoir que dans ma carrière, je n’ai pas joué uniquement à l’Inter. Je sais donc me détacher dès lors que je m’engage avec un autre club. Avant l’Inter, je suis passé par plusieurs clubs tant au Brésil qu’en Italie. Il faut rappeler que Mihajlovic, notre coach actuel à Bologne, était également joueur de l’Inter. On est donc deux dans ce cas.
  • Resteriez-vous à Bologne la sison prochaine même en cas de relégation ?
    Je ne suis pas devin. Je ne peux donc pas prédire ce qui va se passer d’ici là. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je ne peux pas imaginer un seul instant que Bologne évoluera en Série B la saison prochaine. C’est impensable. Ce serait vraiment une catastrophe si cela venait à se produire l’année du centenaire.
  • Ce n’est pas une honte de descendre en division inférieure, non ? Même la Juve y est allée.
    La honte n’est pas de descendre en division inférieure, mais dans la manière d’y aller. Entre l’équipe qui accède de la troisième division et celle qui rétrograde de la D1 à la D2, le sentiment n’est pas le même. De plus, les joueurs de la Juventus de Turin ne sont pas responsables de leur relégation. 
  • Que connaissez-vous de Mourad Meghni ?
    Qu’il a joué pendant plusieurs saisons au sein de Bologne avant de signer pour la Lazio de Rome où j’avais joué durant cinq saisons. Selon ce que j’entends ici sur lui, Meghni a laissé une image très positive de son passage, grâce à sa bonne tenue et à son éducation. Ceci sans parler de ses prestations sur le terrain.
  • Sans douter de son talent, il donne l’impression de tarder à s’imposer à la Lazio ?
    Et ceci n’est pas un drame vu l’effectif de la Lazio. L’essentiel est qu’il donne satisfaction à chaque fois que le coach le fait jouer. Vu son talent, je suis sûr qu’il réussira à s’imposer comme titulaire tôt ou tard. Il n’y a pas le moindre doute.
  • Et que pensez-vous de Ghezzal ?
    Lui c’est un excellent attaquant. Il est très puissant physiquement. C’est un joueur très vif et rapide. Il peut se sortir de situations compliquées même dans un espace très réduit. Il est aussi très bon de la tête. Je suis sûr qu’il apportera beaucoup à la sélection d’Algérie.
  • En parlant de l’Algérie, savez-vous que Zidane est d’origine algérienne ?
    Bien évidemment. Tout le monde connaît les origines algériennes de Zidane. Vous devriez sans doute être fier d’avoir l’un des meilleurs joueurs de tous les temps comme compatriote. Sa technique est pure et son style de jeu est enchanteur. C’est vraiment un joueur exceptionnel. C’est lui qui a conduit la France au titre de champion du Monde. Pour moi, Zidane est une véritable école, une institution !
  • Que savez-vous sur le football algérien ?
    Malheureusement très peu. Je me rappelle juste du match Algérie-Brésil d’il y a deux ans. Et franchement, tous mes amis brésiliens ont été surpris tout comme moi, de voir la technique de jeu des Algériens. On avait découvert un football ouvert et spectaculaire qui avait gêné la Seleçao par moment. Sincèrement, vous pratiquez un football qui mérite sa place dans les grandes manifestations internationales.
  • Vous rappelez-vous des joueurs algériens qui vous ont marqué ce jour-là ?
    Ah, cela il fallait me le demander le jour du match ou tout au moins, quelques jours seulement après. Mais aujourd’hui…
  • Espérez-vous retourner un jour en sélection ?
    Tant que je jouerai, il n’y a pas de quoi désespérer. Ma relation avec la Seleçao a été marquée par de la malchance. Je me suis retrouvé blessé à chaque grand rendez-vous. Je n’ai vraiment pas eu de chance et cela tout le monde le dit. J’ai participé aux éliminatoires de la Coupe du Monde de 2002 et ma foi, je ne pense pas avoir été mauvais. Mais les blessures m’ont empêché de devenir champion du Monde. Enfin, c’est la vie.
  • Pensez-vous que l’Italie saura garder son titre de champion du Monde en Afrique du Sud 2010 ?
    En football, tout est possible. Mais personnellement, je ne pense pas que ce sera facile à réaliser. C’est rare qu’une équipe arrive à gagner la Coupe du Monde deux fois de suite. Il y aura tellement de prétendants pour le sacre que les pronostics resteront ouverts jusqu’au bout. Il ne faut pas négliger les équipes africaines qui auront sans doute leur mot à dire dans cette compétition que leur continent abritera pour la première fois.
  • Votre pronostic ?
    Le Brésil évidemment, puis l’Argentine et l’Angleterre.
  • Pensez-vous que cette Coupe du Monde sera celle de Kakà ?
    Il y a de fortes chances que cela puisse être son Mondial en effet, mais aussi celui de Pato et de Ronaldinho qui fera office de locomotive dans cette équipe. Ceci, sans oublier que Messi aura son mot à dire également.
  • A quoi sont dues les éliminations des clubs italiens en Ligue des Champions ?
    C’est clair, ils sont tombés sur des équipes anglaises et c’est face aux Anglais qu’ils ont échoué. Il faut reconnaître que les clubs anglais, tout comme leur championnat d’ailleurs, ont fait d’énormes progrès ces dernières années. C’est ce qui explique tout.
  • Quels ont les joueurs dont vous êtes le plus fier d’avoir eus comme coéquipiers ?
    Il y en a beaucoup dans ma carrière. Je suis passé par de grands clubs qui m’ont permis de côtoyer des génies du football tant à la Lazio qu’à l’Inter. Il y a eu Ibrahimovic, Figo, Adriano, Crespo, Zanetti et tant d’autres. Sans oublier Di Vaïo que je côtoie tous les jours à Bologne.
  • Quels sont les meilleurs souvenirs que vous retenez de votre carrière au haut niveau ?
    Vous savez, dans le football, il faut savoir respecter toutes les joies qu’on a vécues au sein de l’équipe. Toutes les victoires resteront de bons souvenirs. Les titres que j’ai gagnés sont autant de joies que je garde précieusement dans ma mémoire. Ceci dit, dans le haut niveau, il n’y a pas que du bon.
  • Que voulez-vous dire ?
    Les blessures que j’ai subies avec mes clubs sont des souvenirs amers qui me font rappeler que je suis passé à côté du plus grand titre que peut convoiter un joueur : la Coupe du Monde. Celle de 2002 me reste encore en travers de la gorge, malheureusement.
  • Sur quelle phrase voudriez-vous terminer cet entretien ?
    En vous remerciant de m’avoir donné la parole pour m’adresser à vos lecteurs en Algérie et ailleurs. Je voudrais aussi passer un grand bonjour aux Algériens. Je souhaite que votre équipe nationale puisse arracher son billet pour la Coupe du Monde 2010, car elle le mérite vraiment.
    De notre envoyé spécial à Bologne,
    Ahmed Lakrout

Aparecido Rodrigues Cesar 

Fiche  d'identité
Pays   Brésil
Age  34 ans
Date de naissance  24 octobre 1974
Lieu de naissance  Sao Paulo
Taille   1m81
Poids   71 kg
Poste   Milieu
Club actuel   Bologne
Championnat d'Italie 2008-2009
Palmarès :
Champion d'Italie en 2008 (Inter Milan)
Vainqueur de la Coupe d'Italie en 2004 (Lazio Rome)
Finaliste de la Coupe d'Italie en 2008 (Inter Milan)
1ère sélection (Quito) Equateur - Brésil : 1-0, le 28 mars 2001
Carrière
01-05 Lazio Rome  
05-06(jan) Lazio Rome  
05-06 Inter Milan     
06-07(jan) Corinthians-   
06-07 Livourne    
07-08 Inter Milan   
08-09 Bologne     

 

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Commentaires (2)

1. walid zemane Le 30/12/2008 à 19:42

Lien vers le site web de walid zemane Envoyer un e-mail à walid zemane
merci boucoup ana walid zemane de theniet el had

2. mohamedi mohamed el amin etudiant Le 16/02/2009 à 21:01

djibouha ya louled cette annee 2009 accession inchalah bonne courage
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Dernière mise à jour de cette page le 16/04/2009

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